|
Español

-Juan de
Juni era francés, nacido en Joigny ha-
cia 1507. Tuvo formación italiana y aunque se
desconoce su llegada a España, se sabe que en
1553 estaba establecido en León. Ya en Valla-
dolid, mantuvo una gran amistad con otro gran
escultor: Alonso Berruguete.
...
-Así es. La
"Virgen" que contemplas tenía siete
cuchillos clavados en el pecho como símbolo de
sus dolores. En la restauración llevada a cabo
en 1971 se los quitaron. Ahora están delante
de la imagen bajo el baldaquino.
-Me impresiona -intervine- su rostro angustiado,
patético y a la vez sereno.
-No eres la única que valora el realismo de su
cara. Cuenta la leyenda que Juni se inspiró en
la agonía de una de sus hijas para tallar el do-
lor de la Virgen
Sorprendida por el patetismo que transmitía la
imagen y por aquella leyenda popular, caminé
un buen rato tras Isabel sin ser consciente de
nuestro deambular, ni de la dirección que tomá-
bamos. Sólo cuando llegamos a una calle estre-
cha y silenciosa y entramos en la iglesia de un
viejo convento de clausura, volví a recobrar la
paz perdida
Francés

-Juan de Juni était français, né
à Joigny vers
1507. Il reçut une formation italienne et, bien
que la date de son arrivée en Espagne ne soit
pas connue, en 1553 il s'était établi à
León.
Déjà à Valladolid, l maintint une grande amitié
avec un autre grand sculpteur: Alonso Berru-
guete.
...
-En
effet. La vierge que tu vois avait sept cou-
teaux plantés sur la poitrine comme signe de
ses souffrances. Lors de la restauration
réalisée
en 1971, ils furent enlevés. Maintenant ils se
trouvent devant l'image sous le bladaquin.
-Je suis impressionnée -j'intervins-
par son
visage angoissé, pathétique et en même temps
serein.
-Tu n'es pas la seule à percevoir le réalisme de
son visage. Selon la légende, Juni s'est inspiré
de l'agonie d'une de ses propres filles
pour
sculpter la douleur de la Vierge.
Surprise
du pathétisme que transmettait l'ima-
ge et par cette légende populaire, je marcha
un bon moment derriè Isabel sans être cons-
ciente de la direction que nous prenions.
Seulement une fois arrivées à une rue étroite et
silenciuse, et quand nous
entrâmes dans
l'eglise d'un vieux couvent je repris
la paix
perdue.
|